Visite guidée de l’exposition « Dessiner Flaubert : Rochegrosse »

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Le mardi 5 mai des résidents du CHG la Filandière des deux sites se mirent en quête de visiter l’exposition dédiée à l’artiste Georges-Antoine Rochegrosse installée au Musée Flaubert et d’histoire de médecine : classé Monument Historique, label Musée de France et label Maison des Illustres.

Situé dans le pavillon de l’Hôtel-Dieu (Hôpital) où est né Gustave Flaubert, et où son père occupa un poste de chirurgien, ce musée présente des souvenirs de la famille Flaubert et évoque l’histoire de la médecine du moyen-âge au début du XXe siècle.
Une importante collection de céramiques, de littérature et de livres anciens se trouve dans ce musée hospitalier.
A notre époque l’hôpital est devenu préfecture et en conséquence pour accéder au Musée, nous dûmes passer par la grille principale avec les précautions d’usages qui s’imposent sous la conduite bienveillante d’un agent de sécurité en faction. La responsable chargée en communication du Musée Flaubert nous accueillait pour nous permettre de profiter de la visite dans les meilleures conditions et nous en sommes reconnaissants.
Une photo de groupe pour figer l’instant présent.

Chloé en qualité de Conférencière nous narrait la grande histoire qui relie Flaubert à Rochegrosse.
Elle introduit son propos par cette citation de Gustave FLAUBERT : « Jamais moi vivant, on ne m’illustrera, parce que : la plus belle description littéraire est dévorée par le plus piètre dessin. »

Pourtant, l’exposition met en lumière le dialogue artistique que Rochegrosse entretient avec Flaubert à travers les interprétations puissantes de son œuvre. Transgressant l’interdit de Flaubert, il aura illustré trois de ses romans : Hérodias, extrait des Trois contes en 1892, Salammbô en 1900 et La Tentation de saint Antoine en 1907.

Formé dans la tradition académique, Rochegrosse conjugue monumentalité, orientalisme et illustration. Beau-fils du poète Théodore de Banville (1823-1896), il grandit dans un cercle littéraire fréquenté par Victor Hugo, Verlaine, Mallarmé… et Flaubert lui-même. En 1874, à quinze ans, grâce à son beau-père, il rencontre Flaubert, dans son cabinet de travail à Croisset (Canteleu).

A Croisset : de la propriété où vécut et travailla Gustave Flaubert de 1843 à sa mort, il ne reste aujourd’hui que ce pavillon de jardin face à un paysage rouennais quelque peu défiguré par les usines alentour.

A ce propos, Monsieur Jean B. Résident de la Filandière questionnait Chloé sur ce que devenait cette propriété. Il en gardait le souvenir lorsqu’il travaillait jadis dans une papeterie avoisinante à ladite propriété.

Installée dans la nouvelle salle d’exposition temporaire du musée, au rez-de-chaussée, la présentation réunit une dizaine d’œuvres – dessins, gouaches, tableaux et livres illustrés – qui mettent en valeur la profondeur du lien entre le dessin et l’univers de Flaubert.
Au travers de ces œuvres d’art exceptionnelles Chloé avait le sens de la narration pour nous plonger dans cet univers artistique en nous donnant les clés pour saisir la substantifique moelle de l’œuvre de Rochegrosse.

Au terme de la visite, les prises de photos étant interdites dans l’enceinte de la Préfecture une carte postale représentant l’Hôtel-Dieu nous était remise.


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