Visite du Musée le Secq des Tournelles

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Si le site est surprenant (une église gothique désacralisée en 1791), la collection l’est tout autant ! Elle est l’œuvre d’un passionné, Henri Le Secq des Tournelles (1818-1882), un pionnier de la photographie qui, chargé d’immortaliser les monuments historiques, récupère les ferronneries promises à la destruction par Haussmann. Résultat : la plus grande collection de ferronnerie ancienne au monde ! Elle court de l’époque gallo-romaine au XIXe siècle. On y admire plus de 16 000 pièces.
Le vendredi 3 juillet nous menions chemin vers le cœur de la cité aux « cent clochers » pour nous rendre dans l’église Saint-Laurent constituée en Musée d’Art Normand dès 1911, située d’ailleurs à moins de 30 mètres de l’église Saint-Godard.
Quelques pavés à franchir et quelques marches à gravir et nous commencions la visite générale du Musée des Arts du Fer avec les commentaires experts de Aline Conférencière.

Ce temple de l’Art du Fer nous en met plein les mirettes, il retrace l ‘histoire des civilisations d’antan grâce à l’Art du Fer. Elle regroupe de nombreux éléments de ferronnerie, pièces d’architectures, enseignes, serrures, moulins à café, outils, bijoux, fer à repasser, ustensiles de cuisine…
Ces objets uniques dans leurs genres combinaient le « beau » à l’utile.
A ce propos, Aline nous expliquait le fonctionnement de la « serrure pince voleur »

Cette serrure pince voleur est un objet commun pour l’époque, au XVIIIe siècle. Elle servait à protéger les biens que l’on possédait.
Le principe est simple mais très ingénieux pour l’époque : c’est une serrure qui comporte un système de mâchoire pouvant s’actionner si elle ne reconnaît pas la clé qui l’ouvre.
Ce procédé pouvait retenir les voleurs jusqu’à l’arrivée des autorités sur place. De plus, ses branches mutilaient les voleurs, les rendant reconnaissables aux marques sur leurs poignets.

Certaines serrures étaient protégées par un dispositif d’arme à feux.

Il fallait jadis protéger ses biens et ses documents officiels que l’on gardait à son domicile comme en témoigne le mécanisme de ce coffre.

De nombreuses enseignes sont exposées dans le Musée. Elle viennent de toute la France. Autrefois en fer forgé, elles avaient la même utilité qu’aujourd’hui : signaler un endroit, une boutique, un commerce, une taverne. Une oie, un veau d’or ou bien un un « lion d’or » pouvait avertir de loin l’étranger que l’endroit en question était une auberge pour y passer la nuit. Un message mnémotechnique : « Un lit on dort » astucieux n’est-ce pas ?

Des objets de la vie quotidienne : des paniers à salades, des ustensiles de cuisine, moulins à café ainsi que des fers à repasser.

Certains étaient creux permettant la contenance d’un lingot en métal que l’on portait sur le feu ou bien de la braise alors que d’autres étaient pleins.

Des objets qui faisaient réagir Mme GONFREVILLE et Mme SIMEON tant ils avaient en mémoire le souvenir de jeunesse de l’utilisation de ces fers à repasser souvent laborieux dans le maniement.

Un lieu rafraîchissant dans tous les sens du terme, physiologiquement et culturellement parlant.
Avec une collation sur des bancs entre l’esplanade des deux églises à dégus

ter boissons fraîches et gourmandises avant de rebrousser chemin.


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