Le jeudi 16 juillet, par temps chaud, nous décidions d’organiser une visite au Musée des Beaux-Arts de Rouen afin de visiter l’exposition intitulée : « sous la pluie, peindre, vivre et rêver » programmée du 11 avril au 20 septembre 2026, quoi de plus rafraîchissant !
Nous étions attendus par Manon, Conférencière, pour nous commenter les subtilités de cette exposition dédiée à la pluie et son pouvoir d’évocation. La pluie, un phénomène climatique bien connu des normands !
Elle met en perspective la place de la pluie dans la réflexion et la pratique artistiques, de la peinture moderne du XIXe siècle à aujourd’hui. De grands noms de l’histoire de l’art, tels que Claude Monet, Gustave Caillebotte, James Tissot ou encore David Hockney, y sont réunis autour de la beauté insaisissable de la pluie.
Mais alors comment peindre ce qui n’a pas de forme ? Comment rendre visible ce qui brouille le regard ? Un magnifique défi pour des artistes…
Manon nous ouvre l’esprit à ce courant impressionniste en tentant de nous apporter quelques clés de compréhension à travers l’exploration de tableaux, estampes et autres œuvres magistrales.
Une toile de Camille PISSARO : « Quai de la Bourse, Rouen, pluie » de 1898, lequel s’attacha à traduire les infinies variations lumineuses du paysage rouennais à travers des effets de brume, de soleil couchant ou ici de la pluie.
Ou bien encore ce tableau de James MCNEILL WHISTLER de 1865: « Mer et pluie » (photo), lequel dépeint ici, dans une palette de couleurs réduite à l’essentiel, une figure solitaire contemplant l’océan depuis le rivage. Dans une approche épurée, il ouvre la voie à la rêverie et à l’imaginaire, le peintre brouille les frontières du réel entre mer, pluie et brouillard.
La pluie inspire aussi les réalisateurs et metteurs en scène au cinéma, citons la comédie musicale « Chantons sous la pluie de 1952 ou « Les Parapluie de Cherbourg » de 1964 ou encore « The Truman Show » de 1998 dont une scène met en relief le moment où le personnage principal se confronte à une pluie artificielle.
Une lithographie et sérigraphie de David HOCKNEY de 1973, lequel s’évertue à matérialiser par sa technique la pluie entre lignes droites et ondulations concentriques.
Cette huile sur toile « Première pluie », 1909 de Luigi NONO., cette scène rurale pourrait représenter le village de Polcenigo, dans le Piémont alpin, où le peintre vénitien se rend souvent. Les conditions de vie y sont très rudes, des épidémies déciment sa population, notamment de très jeunes enfants. Ce tableau représente la tombe d’un nouveau-né que sa mère vient protéger.
Cette première ondée qui approche évoque l’ambiguïté de la pluie dans les campagnes, à la fois cause de mort et promesse d’un renouveau.
Des échantillons de tissus déperlants à l ‘aune des codes vestimentaires
Une pause photo devant un décorum évocateur.
Cette exposition immersive et vivifiante dont la visite est à recommander par tous les temps, se prolonge aussi au Pavillon des Transitions (Rouen) avec une approche plus scientifique. D’ailleurs nous y étions présents notamment lors de la journée mondiale des océans.
















