Les journées européennes du patrimoine 2026

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Lors de cette 43ème édition des journées européennes du patrimoine, les samedi 19 et dimanche 20 septembre, nous étions parmi les millions de visiteurs venus visiter les plus de 17 000 monuments et sites ouverts gratuitement en France. Un grand succès populaire auquel nous adhérons chaque année avec l’envie de nous imprégner de la grande histoire des monuments et sites publics qui continuent de faire la renommée de la ville aux cent clochers.

La visite de la Préfecture jadis Hôtel-Dieu
De prime abord nous remercions les services de la Préfecture ainsi que Katia, salariée de l’institution et volontaire ce jour-là de nous avoir proposé une visite commentée des lieux, sur un créneau adapté durant lequel nous effectuions les déplacements à notre rythme.
Le samedi 19 septembre, c’est dans la cour d’honneur située au 51 bis, rue de Lecat que notre visite commençait. Katia nous résumait les chapitres principaux de l’histoire de l’Hôtel-Dieu.

A l ‘origine l’hôpital de Rouen se trouvait près de la Cathédrale. Mais en raison des épidémies de peste, les autorités de l‘époque décidaient d’écarter l’établissement du centre-ville de façon à améliorer la qualité des soins et éloigner les malades de la population urbaine.
La construction a démarré dès le XVIème siècle mais les travaux ont été interrompus faute de financements pour ne se terminer qu’au XVIIIème siècle. L’église de la Madeleine, adjacente, a été construite plus tard, mais une liaison a été créée avec l’Hôtel-Dieu pour que les Soeurs et les malades puissent s’y rendre pour y prier.
Ce lieu s’appelait Hôtel-Dieu et non pas hôpital car les malades étaient considérés comme étant sous la protection divine et les soins leur étaient délivrés par des religieuses.
L’architecture témoigne encore des us et coutumes des religieuses. D’ailleurs les petites fenêtres sur la toiture sont des lucarnes à foin ou lucarnes lingeries, spécialement conçues pour l’activité des religieuses. En effet, les combles sous les toits faisaient office de vaste étendoir. Ces petites fenêtres permettaient de créer des courants d’air continus pour sécher rapidement les draps, les serviettes et les vêtements des malades.

L’Hôtel-Dieu de Rouen est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 mars 1932.
Nombreux sont les résidents du CHG la Filandière passés et présents qui ont témoigné de leurs activités professionnelles au sein de l’institution hospitalière laquelle sera transférée définitivement en 1988 au CHU Charles Nicolle plus moderne. Le visionnage d’un film retraçant cet épisode nous était proposé.

C’est en 1995, sous l’impulsion de Jean Lecanuet alors président du conseil départemental qu’elle deviendra Préfecture régionale après trois ans de travaux pharaoniques.
Une imbrication architecturale entre ancien et modernité qui préserve l’authenticité du lieu comme en témoigne cette arche d’entrée reliant une salle de l ‘Hôtel-Dieu aujourd’hui préfecture à l ‘église Sainte-Madeleine.

Le format et le style des fenêtres de l’Hôtel-Dieu ont été répliqués à l‘identique. Katia nous précise le nombre : plus de 750 fenêtres et plus de 22 000 petits carreaux. Pourquoi autant de fenêtres et de salles hautes en plafond, tout simplement parce que l ‘on avait déjà conscience à l époque de la théorie des miasmes qui supposait de favoriser la ventilation naturelle et évacuer l ‘air des maladies. Qui plus est ces grandes ouvertures vitrées permettaient, selon leurs emplacements, de chauffer naturellement les pièces.

Sur notre parcours nous découvrions l’une des curiosités majeures « La tisanerie ».

Avec son massif fourneau central rectangulaire en briques, ses alambics, son bain-marie, ses bassines et chaudrons, sa presse à plantes, elle occupe le centre d’une vaste pièce à voûtes d’arête surbaissées où sont disposés aussi d’importants réservoirs à tisanes.

Une tisanerie présentée « dans son jus » pourrait-on dire et évocatrice d’une époque où l’on fabriquait les tisanes, potions, décoctions et tisanes curatives destinées aux patients de l ‘hôpital.
Chemin passant, nous apercevions :
la salle des vitraux : une salle de réunion décorée avec les vitraux de l’ancienne chapelle des religieuses.

Le salon de la préfecture : aménagé dans l ancienne grande salle commune des malades de l‘hôpital, qui a conservé ses volumes d’origine et ses hauts plafonds

L’ancienne salle des malades : un espace aux hauts plafonds orienté plein sud, conçu à l époque pour lutter contre les miasmes.

Les salles d’activités et d’accueil pour les démarches administratives et numériques dédiés au public.

Dans un des salons : la maquette officielle du trois-mâts goélette « Le Marité » (le dernier terre-neuvier français en bois) prêté par le Musée Maritime, Fluvial et Portuaire de Rouen à la Préfecture.

Les espaces paysagers intérieurs : notamment, le jardin des Augustines.

La salle de restauration du personnel avec son conduit de lumière.

Au passage : les costumes protocolaires des Préfets masculins et féminins.

La Visite du Musée des Sapeurs-Pompiers à Montville
Le dimanche 20 septembre, nous prenions la route pour visiter le Musée des Sapeurs-Pompiers de Montville dédié aux soldats du feu dont l’estime populaire est au firmament au sortir des incendies qui ont sévi durant l’été dernier.

Il fut créé en 1993, à l’initiative de André Martin, sénateur et ancien Maire de Montville. Il bénéficie du label « Musée de France ».
Il abrite des collections de véhicules, des matériels, gravures, documents d’époque, casques et uniformes qui retracent l ‘action des soldats du feu depuis le 18è siècle.

Les explications et anecdotes des sapeurs-pompiers, sur place, nous permettaient de mesurer toute la complexité du métier.

Un rappel sur la nécessité de garder une bonne condition physique en se jaugeant au test de la planche.

Il n’est pas facile de se hisser sur un pylône même avec le soutien inattendu de Danièle. Des mises en scènes rappelant les actions salvatrices du métier.


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